Vengeance

Publié le par Ptit-Seb

Chers amis bonjour. Aujourd'hui, j'ai connu ce qui ne doit pas être loin du summum de la jouissance. Je vais de ce pas vous raconter ça.


Comme la plupars des gens, travailleurs que vous êtes, vous faites vos courses le samedi, ou en soirée, au moment où les magasins sont bondés, et ou la queue aux caisses semble interminable. Et à chaque fois, ça me manque pas, vous maudisser la vieille qui est devant vous dans la file, et qui va prendre tout son temps pour récupérer ses articles et payer, parce qu'il faut bien le dire, elle est là non moins pour faire ses courses que pour discuter avec la caissière. Et à chaque fois, vous vous posez comme moi cette question universelle : pourquoi les retraités ne font-ils pas leurs courses dans la journée et ne jouent-ils pas au bridge le soir ?

Eh bien, j'ai aujourd'hui le privilège d'être vacancier ; aussi, par solidarité avec les travailleurs, je décidai d'aller faire mes courses en début d'après midi. Ne pouvant compter sur nulle cantine durant cette semaine, et ayant envie de faire un peu de cuisine (avec des VRAIS légumes et tout, pas des qui sortent d'une boite en fer ! Gérard serait fier de moi), j'avoue avoir fait le plein de provision, au point que mon placard et mon frigo débordent. C'est donc chargé de deux lourds sacs que je me met dans la file de l'une des deux seules caisses ouvertes. C'est ici que le bonheur intérieur commença.

Une mamie, venu acheter UN article, se met dans la file. Naturellement, elle aurait souhaité que la laissât passer, ce qui, je l'admet aurait été tout à fait naturel. A vrai dire, je m'y apprêtait, juqu'à ce qu'elle se mît à parler. "Aaaah mais dis dooonc, c'est vraiment mal organisé hein ! Tout le monde n'a qu'un article, et c'est ceux qui ont les gros chariots qui passent devant !" ou encore "ils exagèèèrent, nous on doit attendre, vraiment, ça n'est pas normal heeeein !". A travailler avec l'intonation "mamie qui râle". Bien sur, j'en passe et des meilleurs sur les caissières qui ne se dépêchent pas (mais elles, elles bossent, vieille peau !), ou les gens qui achètent trop d'articles (en même temps je viens pas là pour étendre mon linge). Autant dire que j'avais peine à contenir le sourire immense qui allait se dessiner sur mon visage, au fur et à mesure que la râleuse parlait plus fort et dérangeait plus de monde.  J'ai aussi beaucoup apprécié sa tentative de m'aider en mettant sur le tapis les légumes que j'avais posés sur le rebord EXPRES, pour les mettre à la fin, et ne point les écraser. Mais de quoi je mêle ? Tu croyais gagner combien de temps comme ça ? J'ai l'air autiste ou bien ? J'ai donc goûté le plaisir de cette douce vengeance en toute sérénité, priant la caissière de ne pas s'en faire lorsqu'elle dut me faire attendre pour cause de problème technique, et prenant mon temps pour sortir ma carte bancaire (pas trop quand même, j'avais aussi autre chose à faire).

Alors une petite chose Mamie, si tu me lis : si au lieu de râler et d'insulter tout le monde tu m'avais demandé gentillement, et avec le sourire, OUI, je t'aurais laissé passer, et tu aurais attendu 5 minutes de moins pour acheter ton mascara bas de gamme. On incrimine sans cesse les jeunes de tous les défauts, mais ils sont mieux élevés que toi, vieille noix !

 

Pour illustrer mon propos, et exterioriser la haine que j'ai parfois du mal à contenir dans les supermarchés, une petite vidéo, bien connu, mais dont on se lasse pas :

 




A part ça, j'ai visité hier le parc des Buttes Chaumonts, et c'est vraiment un super endroit (mais trop loin...). Quoi en dire ? Le mieux est de laisser faire le très formidable et regretté Mano Solo :
Les botzaris c'est sous la Lune
Les Buttes Chaumont dans la brume
Je longe les rendez-vous
Ils seront là, ils seront tous fous
Les amoureux d'aujourd'hui
Savent qu'il reste des bancs dans Paris
Demain, le soleil d'hiver
Caressera les bouquets fébriles
De l'espoir plein la gibecière
Ils iront tranquilles

Les pigeons perdront leurs plumes
Avec elles nous écrirons
L'histoire des cœurs du bitume
Qui dans l'espoir nous survivront
C'est sans fin que l'amour citadin
S'allonge sur du bois vert
C'est depuis toujours qu'y habite l'amour
Et ses discours

 

 

 

 

 

 

Compagnons des mauvais jours, je vous souhaite une bonne nuit. Dormez, rêvez, moi je m'en vais.

Publié dans Moi et le monde autour

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Pauline 23/04/2010 20:41


Juste un mot, juste 3 lettres : LOL