Pommes de terre &Cie

Publié le par Ptit-Seb

Nous sommes début 2009. Le p'tit Seb, 20 ans, ne savait pas quoi faire l'année prochaine. Il décida donc de postuler dans environ toutes les formations existantes sur l'ensemble de la planète. Il s'inscrivit en particulier à un concours ouvrant la porte à l'ensemble des L3 de gestions, en postulant dans toutes les formations en alternance, qui permettent de passer chaque semaine 3 jours en entreprise et 2 jours à la fac. Et puis, pour le fun, il remplit également un dossier pour la L3 gestion en apprentissage de l'université paris IX Dauphine.

Un jeudi, il reçut un message du secrétariat de cette fac, lui indiquant que son dossier était incomplet. Il rappela donc le lundi suivant, sur le coup de midi, pour s'informer des pièces manquantes. On lui indiqua néanmoins qu'il était trop tard pour envoyer ladite pièce, l'examen des dossier devant commencer l'après midi même. Il ne se laissa point décourager et insista un peu. La personne au téléphone, plutôt arrangeante (comme quoi il y a des administrations compétentes ;)) lui proposa de scanner le diplôme en question et de lui envoyer par mail, ce qu'il fit pressement. C'est ainsi que la semaine suivante, il reçut la liste des élèves présélectionnés. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant son nom s'inscrire dans la rubrique "majeure finance" !
Le jeudi suivant, il recevait la date de l'entretien de motivation auquel il était convoqué, le vendredi 20 mars au matin, soit une semaine plus tard.

Commença le branle bas de combat. Il fallait trouver un costard, un moyen d'aller à Paris le jeudi soir (jour de grève des trains), et un moyen de loger sur place, et de se rendre dans le 16ème le lendemain matin.
Il déclina la proposition d'hébergement de sa fantastique cousine ortophonisto-parisienne, qui impliquait de prendre un train, et un métro, et donc de se retrouver seul et perdu au coeur de la capitale, un jour ou la circulation était fort perturbée.
Son ami Gérard lui fit une proposition intéressante. Il s'agissait de passer la nuit un peu à l'extérieur de Paris, à Orsay, et de prendre le RER le lendemain pour rejoindre le lieu de l'entretien. Le trajet jusqu'à son appartement était tout a fait envisageable en voiture, en particulier avec le soutien du GPS de son auguste soeur, Laurène. Pour finir de convaincre notre héros, Gérard lui proposa de l'accompagner jusqu'à Dauphine le lendemain pour lui éviter de se perdre dans les stations de RER, et le menaça par ailleurs de mort s'il déclinait cette invitation. Il accepta, non sans avoir vérifié auparavant la parfaite connaissance de Gérard du moindre détail du fonctionnement des transports franciliens.


Le jour J donc, sortant à 18h d'un devoir de Compta, il pris donc la route vers Orsay, s'attendant à une calme et paisible soirée. C'était sans compter les comportements simso-meutriers de Gérard, et les moult sujets mathématiques qui germaient dans l'esprit d'Antonin, alias Dieu, entre deux verres de boissons fort peu recommandables. Le lendemain matin, pas très réveillé et un peu angoissé, il parvint après 6 tentatives infructueuses à faire un noeud de cravate correct. Tout se passa bien jusqu'à l'arrivée place du Maréchal de truc de machin où se trouve la prestigieuse université, et où Gérard lui souhaita bonne chance et pris une petit photo avant de faire demi tour.



Errant dans les rues de Paris pour trouver un distributeur pour s'offrir un café et lire un journal pendant les 2h qu'il lui restait à attendre, il se rendit compte que ses chaussures lui donnaient des ampoules, provoquant une certaine douleur à l'arrière du pied. Il ne savait pas à quel point... S'asseyant dans un café pour boire un express à 2.70€ (oui oui, il s'agit bien du prix d'un café dans l'unité monétaire européenne), il constata deux grosses taches rouges à l'endroit de ces ampoules. Pire, le sang avait taché le bas de son pantalon, qui se devait d'être parfaitement présentable. Après 10 minutes de déprime totale, quelques coups de fil pour appeler sa maman au secours, une réflexion philosophique sur son avenir, sur la mort et sur le prix des cafés parisiens, notre héros pris son destin a deux mains, et tenta de rattraper le coup. Il nettoya tant bien que mal son pantalon à l'eau froide, mis du papier toilette sous ses chaussettes pour arrêter l'hémorragie (ben ouai j'avais que ça), en retourna le pan supérieur pour cacher les taches rouges, et espéra très fort que cette blessure, bien peu glorieuse, passerait inaperçue. L'heure arrivant, il se rendit à l'université. Après avoir interrogé un étudiant sur la localisation géographique de la salle B512 dans l'immense bâtiment, il finit par la trouver avec 20 minutes d'avance. Une personne sortit de la salle, et, s'attendant à faire entrer la demoiselle dont c'était le tour, fut bien surprise de ne voir que lui. Elle le fit entrer, et tant pis pour la demoiselle en question.

Notre protagoniste ressorti peu après, et alla à nouveau profiter du soleil de Panâmes, qu'il pouvait maintenant contempler et admirer d'un oeil plus détendu. Il pris le RER vers le quartier de la cathédrale, ou il passa l'après midi, longeant la Seine pour ne point se perdre. Tout cela après avoir acheté des pansements, de nouvelles chaussettes, et de nouvelles chaussures.
Il apprit aussi quelques leçons sur la vie à Paris :

-Ne jamais s'arrêter brusquement, au risque de gêner un parisien,
-Ne jamais marcher lentement, au risque de gêner un parisien,
-Ne jamais obstruer la file mobile des escaliers roulants, au risque de gêner DES parisiens,
-Ne jamais répondre aux gens qui vous tendent des tracs, vous demandent des pièces, ou veulent lire dans les lignes de votre main, au risque de passer une demi heure à parcourir 5 mètres,
-Ne jamais avoir l'air aimable, au risque de passer pour un paumé de provincial,
-Ne jamais éclater de rire dans un hall de gare parce que la voix OFF annonce la présence d'un pickpocket, au risque de passer pour un con,
-Ne jamais entrer dans un café avant d'avoir fait ses comptes, au risque de tout perdre,
-Et enfin, ne jamais se lasser de contempler cette ville absolument magnifique. J'y retourne prochainement !


Ainsi, j'ai reçu hier la liste des candidats sélectionnés... Je vais donc à Paris l'année prochaine ! Le plus dur est fait, reste maintenant à trouver une entreprise pour m'embaucher durant l'année, et aussi quand même, valider ma L2.

Publié dans Moi et le monde autour

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Gérard 05/04/2009 23:12

Quand elles vont à la piscine, elles sont à l'eau
Quand elles vont à la plage :
- pour bronzer, elles sont frites
- pour se baigner, elles sont à la croque-au-sel
Quand elles vont à une fête, elles sont en gratin
Quand elles vont à la fac d'éco, elles sont dauphines !

Shrek 05/04/2009 11:01

lol, tu sais ce qu'elles te disent les Patates?!

Gérard 05/04/2009 00:38

Je comprend maintenant pourquoi tu tiens tant à y aller à Dauphine !
Petit coquin va :p


Remarque : moi à leur place j'aurais mis une patate plutôt qu'un dauphin en logo... bah oui ! C'est bon les patates !!!

Gérard 04/04/2009 14:49

Juste une question : Sur la dernière image avec le dauphin logo de Dauphine (rajouté après ?), que signifient les lettres APP ?

Ptit-Seb 04/04/2009 16:41


Apprentissage !

Plus d'info ICI sur cette formation... L'intro de la vidéo laisse rêveur
;)


Gérard 29/03/2009 23:12

tout ça grâce à moi ! ;)

Bravo en tout cas pour avoir (plus ou moins) supporté ton habit de pingouin ! :p

Ptit-Seb 01/04/2009 23:30


Tu sais ce qu'il te dit le pinguoin ? Bien pingouin qui pingouinera le dernier ! HA ha on fait moins le malin là !

Mais merci en tout cas :)

Je m'aperçois que j'aurais du relire cet article...