Une petite remarque...

Publié le par Ptit-Seb

On (c'est à dire au moins moi) pouvait se poser des questions et s'inquiétait de ce que faisait notre petit Nicolas, dans les politiques qu'il menait, mais aussi dans les propos, les actes... Mais tant qu'il respecte la loi, eh bien, ça n'est rien d'autre qu'un politique, pas plus efficace que les autres, bien que plus visible.

Mais là problème : l'affaire Pérol. On sait depuis la semaine dernière qu'un ancien conseiller de l'Elysée, qui a suivit de près les dossiers des banques qui recevaient une aide de l'Etat contre la crise, a été nommé à la tête du groupe Banque populaire-Caisse d'épargne. Précisons qu'il a été nommé par le Président de la République. Or, si l'Etat est entré dans le capital de cette banque, elle n'a toutefois pas été nationalisée, donc je suis un peu sceptique sur le rôle de l'Etat dans cette nomination. La levée de boucliers de la gauche pouvait sembler paradoxale : quand on réclame plus d'intervention de l'Etat, on devrait se satisfaire qu'il nomme le Président de la deuxième plus grande banque de France.


Mais le problème de cette affaire, en plus de l'omniprésence de Nicolas Sarkozy, qui place ses amis et sa famille partout où il le peut, c'est le soupçon m'illégalité. Et la je m'étonne. En économie, les gens ne sont jamais d'accord. Mais de toute façon, personne n'a raison : les paramètres sont si nombreux et imprévisible, toute prévision est vaine ou en tout cas très peu précise, malgré la crédibilité qu'on y accorde. L'économie est le seule domaine ou deux personne peuvent avoir le même prix Nobel en disant des choses complètement opposées. Mais le droit ? On sort évidemment de mon domaine de compétence, mais je crois savoir que le droit est une norme, un ensemble de lois et de codes écrits, et donc parfaitement objectifs. On comprend que des affaires criminelles durent des années, pour rassembler les éléments, et analyser des situations toujours uniques et complexes, mais là ? Une nomination ? Il me semble que la loi précise qui peut nommer qui, et à quel poste. (Par exemple, le président nomme le premier ministre, article 8 de la constitution de 58.)


Or ici, personne ne semble d'accord... Pour Bayrou, ça ne fait aucun doute, c'est illégal, et pénalement sanctionnable. Pour le PS : c'est pas bien ! Pour l'avocat de Pérol, c'est tout à fait légal. Pour Sarkozy : on s'en fou, c'est mon pote et c'est le meilleur. Pour moi : ben la question semble se poser... Comment d'éminents juristes peuvent-ils être autant en désacord sur un sujet qui est -semble t-il- plutôt simple ? Querelles politiques ? On n'ose y croire. Sujet plus subtil qu'il n'en a l'air ? Alors que n'est-il pas passé devant cette fameuse commission de déontologie de la fonction publique, dont on parle tant. Certes, sa saisine n'est pas obligatoire (et encore, tout le monde n'est pas d'accord là dessus), mais elle aurait sans doute permis d'éviter, en ces temps difficiles, comme on nous  le répète souvent, une inquiétude supplémentaire, qui est de se demander si notre Président n'a pas pris la grosse tête au point d'enfreindre ouvertement la loi.


Bien sur, on prétextera l'urgence. Et de fait, la constitution a été écrite de façon à laisser beaucoup de pouvoirs au président, et lui permettre d'intervenir vite et efficacement en tant de crise. Mais je ne sais pas si le Général De Gaulle avait anticipé l'arrivé d'un Nicolas Sarkozy au pouvoir...


Amis juristes, lachez vos comm', donnez votre point de vue, les autres aussi... Et affaire à suivre ! Notez au passage la subtile variation des couleurs, afin de donner plus de lisibilité à cet article. bonsoir !


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Toune 02/03/2009 21:44

Mon dieu... C'est encore un truc pour me tester hein?
Non mais je ne ferais pas de remarques. Non non non. C'est pas du tout mon style en plus. Pfff.