Legrand

Publié le par Ptit-Seb

Comme prévu, voici un petit article sur ces quatre semaines et demi passées à l'usine.

Evidemment, ça commence par l'accueil, où on explique le règlement, les règles de sécurité que si tu les suis pas tu vas mourir, le numéro des pompiers pour si ton camarade il a pas suivi les règles de sécurités. Ensuite tu visite et on te fait croire qu'il y a plein de boulot et que tout ce que tu fais (ou ne fais pas) pourra être retenu contre toi. Puis on t'envoie là ou tu vas travailler.

J'ai donc commencé au magasin de vente au personnel. A cet endroit sont rangés plein de produits au détail, que tu dois envoyer à des salariés de Legrand qui bénéficient d'un prix spécial. Là, première angoisse : qu'est ce que je vais faire pendant un mois ? Ma chef semblait se poser la même question. Je réalisais donc des travaux sympathique : "tien amène ce carton là bas", puis revenait demander une autre mission. Jusqu'à ce qu'on m'en trouve une plus durable et épanouissante : ranger le magasin. C'est à dire faire en sorte que les colonne de boites soient bien droites et parallèles, et de vérifier qu'elles soient à l'emplacement adéquate. Le lundi matin, promotion, je pouvais commencer le vrai travail : mettre dans les cartons les produits à envoyer, remplir quelques papiers et mettre le carton à l'envoie...

A l'issu de ces trois jours de formation intensive, je commence à être opérationnel sur ce boulot, c'est donc le moment que choisi un chef pour venir me chercher et me placer à un autre endroit. Je me retrouve donc au deuxième étage, au niveau du retour client. Je découvre mes nouveaux privilèges : un bureau à moi, avec mes stylos et mon agrafeuse. Deuxième détail important, j'ai la radio (j'ai passé trois semaines à écouter RMC toute la journée, car nous le verrons plus tard, ce n'est pas moi qui choisissait la radio ^^). Et enfin, j'ai l'immense honneur de travailler (au moins le temps de me former) avec Pierre Yves. Très patient et accueillant, il m'explique le boulot : les palettes qui arrivent regroupent des produits défectueux qui ont été renvoyés à Legrand ou des produit neufs qui ont été expédiés en mauvaise quantité, en retard, ou à la mauvaise personne. Il s'agit donc de recompter les produits, et de les réexpédier sur différents sites pour le reconditionnement, la destruction etc... On a vu plus intéressant et plus diversifié, mais le boulot se fait bien, et je peux rapidement travailler en autonomie, permettant à mon collègue d'aller travailler sur un autre poste du même service, certainement le plus fastidieux.
Je fait ensuite la connaissance de Fred, qui travaille juste en face de moi. Très sympa également, il ne tarit pas de commentaire sur les infos délivrés par sa radio préférée : RMC. Je ne vous parle pas des débats qui se sont ensuivis sur la Chine, les JO, l'éducation des enfants, les parents qui laissent crever les leurs dans leur voiture, les passionnantes émissions de Brigitte Lahaie (oui, j'ai supporté ça également), tout ceci à la pause bien évidemment. Dans le même service travaille Simon, un autre saisonnier, qui avait beaucoup de mal le matin, et avec qui je partageais certains points de vue tels que sur les goûts musicaux, la qualité indéniables des petites peugeots type 306, les délice du mac Do malgré les conséquences sur la santé, la chance qu'on avait d'être tombé avec des collègues comme Fred et Pierre Yves.
A coté du bureau d'Arnaud, le chef de ce service, travaillait aussi une autre saisonnière, Sophie, future élève de SUPELEC, qui ne manquait pas de me faire part de son opinion quand à la meilleur qualité de la prépa de Turgot sur celle de Gay Lu. Autant dire que ça m'a bien fait rire, et je n'ai pas manqué d'en parler à X, qui la connaissait de nom et qui ne l'a pas vraiment contredite. Limoges est petite...
La troisième semaine, Cécile est revenu de vacances. Sa passion : contrarier le patron ("Non, je veux pas le mettre là le carton ça sera pas pratique !!!"). Mais elle était très gentille néanmoins.

Après 3 semaines dans ce service ou je me plaisait bien, on m'annonce que je dois aller filer un coup de main en bas, mais "juste pour le vendredi après midi". Là, les gens sont sympas aussi, mais le boulot moins cool. Il s'agit d'attendre les cartons qui sont amenés par une machine, dont les circuits parcourent 2 km dans l'usine, puis de les empiler le mieux possible sur les palettes qu'il faudra ensuite filmer (non, pas avec une caméra mais avec du film plastique) puis ranger au bord du quai pour que les caristes viennent les chercher. Le vendredi, Didier, mon nouveau collègue m'explique le fonctionnement de la machine, des systèmes informatiques etc.. Cela se révèle en fait très intéressant. Je dois aussi manier les transpalettes électriques. Bien moins fatiguant que les manuels, ils sont néanmoins plus difficiles à manier.
C'est là que Sébastien, que Pierre Yves m'avait présenté lors d'une pause café, m'a été d'une grande utilité. Il m'a pratiquement sauvé la vie au moins trois fois dans la semaine qui a suivie. Pour commencer, souci avec ce fameux transpalette. Ce truc là doit bien peser dix mille kilos, et je n'ai arrivait donc pas à le dégager d'une palette trop légère. Avec beaucoup d'habilité, usant de la hauteur des fourches, il a réussi à l'extraire de la palette récalcitrante, m'évitant la honte de le laisser planter au milieu ou de passer deux heure à tout essayer pour m'en sortir. Les deuxièmes et troisième fois, il m'a dépanné alors que j'avais réussi à planter à peu près toutes les filmeuses du quai (film qui craque et qui s'emmêle dans les rouleaux, machine qui ne démarre plus, palette bloquée parce que mal centrée...). J'ajoute que ses talents de pâtissier ont aussi étés les bienvenus à la cantine le midi !

Pour reprendre mon histoire, on m'annonce le vendredi que je resterai aux goulottes tout la dernière semaine. Le vendredi soir, j'avais les bras comme quand je sortais d'une séance de musculation... Je me demandais donc dans quel état ils seraient après une semaine à ce rythme... ça c'est finalement bien passé : Didier m'a rappelé que le but n'était de se crever à la tache, et m'a formé à d'autre missions moins fatigantes, comme scanner les palettes, imprimer les fardeaux etc... La semaine fut donc difficile physiquement, mais raisonnablement. J'ai ainsi montré à Pierre Yves les midi qu'on pouvait manger ET faire la sieste, en même temps ! Je remarquai néanmoins une petite baisse dans ma productivité à la fin de la semaine, malgré le plaisir que j'ai eu à découvrir mon chèque le dernier vendredi juste avant le repas.

C'est vrai que le boulot à l'usine c'est fatiguant, et pas toujours passionnant. Mais l'ambiance est sympa, surtout sur ce site à ce qu'on m'a dit. Donc l'usine ben... c'est quand même pas l'usine hein ! ;)



PS : cet article est spécialement dédicassé à Fred et Pierre-Yves, bon courage pour la suite hé hé hé ! ;)

Publié dans Moi et le monde autour

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Pauline 02/01/2009 23:04

Lol pck t'as déja fait de la muscu toi? mdr.

Ptit-Seb 08/01/2009 01:05


Eh oui ! C'est pas flagrant je sais hé hé...


Gérard 01/09/2008 13:04

RMC, c'est là que ça se passe ! ^^ Mon pauvre vieux ! Au moins pendant la semaine plus physique tu as été épargné !