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Publié le par Ptit-Seb

Bien qu'il soit plus de deux heures du matin, et que je sois à quelques heures d'un partiel, ce ne sont pas mes révisions qui m'ont conduit à veiller aussi tard dans la nuit. J'ai compris en 2007, après avoir dormi 4 heures, bu 4 tasses de café Carte Noir soluble, (deux dosettes par tasse) et deux comprimés de vitamines, que réviser tard ne servait à rien (au passage pour les caféïnomane, laissez tomber, Gérard m'a donné la clé : le chocolat). La dernière fois que j'ai veillé aussi tard avant un examen (statistiques en l'occurence), c'était peu avant Noël 2008, pour une autre bonne raison, mais bien différente.

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Je viens simplement de finir "Un Roman français", le dernier livre, autobiographique cette fois, de Beigbeder, et si je suis là maintenant, c'est que je n'ai pas pu le reposer avant de l'avoir fini. Il est un peu tard pour rentrer dans les détails, mais deux remarques :





D'abord, je me suis posé la question suivante en lisant :
Suis je....
Réponse a : "un besogneux qui fait semblant d'être désinvolte" ?
Réponse b : "un rigoureux qui joue les noceurs" ?
Réponse c : "un romantique qui se prétend blasé" ?
Réponse d : "un ultrasensible qui se défonce pour avoir l'air indifférent" ?
Réponse e : "un anxieu qui se fait passer pour un révolté" ?

La remarque suivante, c'est qu'en lisant ce livre, dans lequel l'auteur semble peu à peu se trouver, se retrouver, se comprendre lui même, je me suis perdu. A trop se poser de question on se rend compte qu'on a peu de réponse.
Je ne sais pas qui je suis, je suis en fait profondément incapable de me définir. Je n'ai la réponse à aucune des questions ci dessus (même si on les prend dans un cadre plus général, la tournure du livre n'étant pas la plus appropriée, je pense, à ma propre introspection). On appose toujours et sur tout le monde des étiquettes, mais comment étiqueter quelqu'un qui écoute en 20 minutes de métro 5 styles musicaux radicalement différents (disons reggae, chanson française, rap, ska, trad), qui passe du cynisme anti-romantique le plus total (façon "l'amour dure trois ans", du même auteur) aux grandes envolées lyriques (que je vous épargne le plus souvent, un peu de pudeur quand même), qui se dirige (vraisemblablement) vers une carrière dans la finance en se demandant toujours comment il luttera pour défendre son idéal un peu naïf d'égalité, de justice, et de liberté (et je ne déteste rien tant que les gens qui emploient ce mot sans comprendre à ce qu'il signifie), qui rêve à la fois de belles voitures ou de grands appartements en plein centre de Paris (on peut rêver) et de simplicité, qui prend autant de plaisir à porter un costume dans une soirée chic qu'à manger des saucisses au barbecue avec beaucoup trop de ketchup, couché dans l'herbe en regardant les étoiles filantes, qui ouvre les mêmes yeux ronds sur le parvis de la Défense que devant une vue imprenable sur les Pyrénées, bref, qui ne sait pas choisir, qui voudrait être partout et vivre toutes les vies ?

En bref, je crois qu'il est grand temps que j'aille dormir. Voilà peut être pourquoi je lis peu de livres ; ils sont plus forts que moi.

Il est 2h49, je vous souhaite une bonne nuit.

Publié dans Tordu

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